Dessin / Après des années d’un travail tourné principalement vers la vidéo et le numérique, c’est aujourd’hui ma main qui prime et imprime sa trace, dans une pratique du dessin devenue quotidienne et essentielle.

« Quand l’œil s’habituera à la lumière du lieu, l’impression curieusement s’imposera encore : La fresque ne s’éclaircit que pour retourner au blanc du mur … ». dit Georges Didi-Huberman dans son livre « Devant l’image ». Depuis ma lecture de ses premières pages, je suis habitée par la vision d’images qui fonctionneraient selon le paradoxe d’apparition-disparition, de pièces qui révèlent ce que l’on ne peut voir ou ce que l’on ne sait pas savoir. Je travaille à faire coexister des contraires, à mettre en résonnance l’invisible et le visible, le présent et le passé, l’ombre et la lumière, à produire des actes de réconciliation. »